La perspective des efforts du régime sioniste pour annexer la Cisjordanie

Conseil stratégique en ligne – Opinion : L’approbation du projet de loi visant à annexer la Cisjordanie par la Knesset constitue non seulement une violation manifeste du droit international, mais pourrait également déclencher une nouvelle vague d’instabilité et de conflits en Asie occidentale.

Hamid Khoshayand – Expert des affaires régionales

Le parlement du régime israélien, connu sous le nom de Knesset, au milieu des efforts internationaux pour stabiliser un cessez-le-feu à Gaza, a approuvé à titre préliminaire, à une voix de majorité seulement, le projet de loi controversé visant à annexer la Cisjordanie jordanienne, ce qui concerne l’annexion des colonies sionistes illégales en Cisjordanie. Bien entendu, ce projet de loi, approuvé par 25 voix contre 24, doit franchir encore trois étapes supplémentaires après l’approbation parlementaire pour devenir loi.

L’approbation par la Knesset de l’ébauche de deux lois portant sur l’annexion de la Cisjordanie et de la colonie de Ma’ale Adumim à Jérusalem-Est a suscité une condamnation généralisée de la part des pays de la région et du monde, des organisations internationales et des personnalités éminentes, qui y voient une contradiction avec les règlements internationaux, une violation manifeste du droit international et des résolutions des Nations Unies.

Cette décision a même provoqué une réaction défavorable des États-Unis. Trump a déclaré que l’annexion de la Cisjordanie n’aurait pas lieu, car il a promis aux pays arabes qu’un tel événement ne se produirait pas. Il a souligné que si la Cisjordanie était annexée, le régime israélien perdrait tout soutien américain. J.D. Vance, le vice-président américain, a également qualifié la décision de la Knesset d’annexer la Cisjordanie de manœuvre politique insensée et a déclaré clairement que la Cisjordanie ne serait pas annexée aux territoires occupés.

Le plan d’annexion de la Cisjordanie constitue un défi fondamental en matière de sécurité et de stratégie militaire dans les conflits qui opposent depuis des décennies le régime israélien aux Palestiniens, car il viole non seulement les traités internationaux et l’esprit des accords d’Oslo, mais conduit également, en pratique, à la destruction de l’Autorité palestinienne autonome et anéantit toute possibilité réelle de création d’un État palestinien indépendant.

Il convient de noter que, selon les accords d’Oslo, signés par Yasser Arafat, alors chef de l’Organisation de libération de la Palestine, et Yitzhak Rabin, alors Premier ministre du régime israélien, la Cisjordanie a été divisée en trois zones : A, B et C. Sur cette base, la zone A, qui ne représente que 11 % de la superficie de la Cisjordanie, a été placée sous le contrôle total de l’Autorité palestinienne autonome. La zone B, représentant 28 % du territoire, est administrée conjointement par le régime israélien et l’Autorité palestinienne autonome ; le régime israélien est responsable de la sécurité, tandis que les Palestiniens gèrent les affaires municipales. Enfin, la zone C, qui représente les deux tiers (61 %) de la superficie, est sous le contrôle complet du régime israélien.

Aujourd’hui, le peuple palestinien, les groupes de résistance palestiniens ainsi que l’Axe de la résistance, à la suite des événements des deux dernières années – en particulier l’opération Tempête d’Al-Aqsa, menée pour empêcher l’occupation de Gaza et infliger des coups stratégiques au régime israélien – n’accepteront jamais l’annexion de la Cisjordanie. C’est pourquoi les Comités de résistance palestiniens ont déclaré dans un communiqué : « Nous appelons tous les citoyens palestiniens, sur l’ensemble de leur territoire, à intensifier la résistance et l’intifada par tous les moyens disponibles contre les occupants et à infliger de puissants coups à l’ennemi. Nous appelons notre peuple à renforcer ses opérations avancées afin de contrecarrer les projets de l’ennemi sioniste visant à dominer les terres palestiniennes, à déplacer notre peuple, à l’arracher à sa terre et à effacer la cause palestinienne. »

Il est donc naturel que les efforts du régime israélien pour faire avancer un tel plan illégitime, sans tenir compte des condamnations internationales et régionales – qui, en soi, pourraient constituer un facteur dissuasif – conduisent inévitablement à une nouvelle vague de conflits violents dans les territoires occupés et élargissent la portée de la crise, de la Cisjordanie et de la Palestine à l’ensemble de la région. Cette situation aura des effets destructeurs sur la sécurité et la stabilité de la région et des pays arabes, ainsi que sur le commerce international.

Si l’annexion de la Cisjordanie devait être mise en œuvre sous quelque forme que ce soit (partielle ou complète), le soutien aux groupes de résistance islamique en Palestine et dans la région augmenterait. Cette situation pourrait déclencher une vague de protestations et, par conséquent, intensifier des affrontements armés limités ou à grande échelle dans une partie ou l’ensemble des territoires occupés.

De plus, l’effort d’annexion de la Cisjordanie mettra un terme au processus de normalisation des relations entre le régime israélien et certains pays arabes. Il entraînera une nouvelle phase d’isolement diplomatique pour ce régime. C’est précisément pour cette raison que l’administration Trump, qui gère le dossier de la normalisation sionisto-arabo-islamique, s’oppose, du moins dans les conditions actuelles, à cette initiative. D’autre part, l’annexion de la Cisjordanie a suscité une réaction négative et sévère des alliés des États-Unis dans la région du golfe Persique, y compris l’Arabie saoudite, les Émirats, le Qatar et d’autres pays. Trump, qui s’appuie particulièrement sur ces alliés pour faire progresser ses programmes politiques et économiques, n’est pas favorable à cette mesure.

Enfin, l’annexion de la Cisjordanie ne constitue pas une solution pour la sécurité du régime israélien ; au contraire, elle exposera ce régime à des défis sécuritaires, politiques et internationaux sans précédent, augmentera l’instabilité régionale et approfondira la crise interne dans les territoires occupés.

Ce texte a été traduit à l’aide de l’intelligence artificielle et pourrait contenir des erreurs. Si vous constatez une erreur manifeste rendant le texte incompréhensible, veuillez en informer la rédaction du site.

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