Dr. Seyyed Kamal Kharrazi, président du Conseil stratégique des relations extérieures, a tenu ces propos aujourd’hui lors d’une réunion avec une délégation de think tanks chinois en visite à Téhéran pour participer au « Troisième Forum de dialogue Iran-Chine ». Il a exprimé l’espoir que cette visite permettrait d’améliorer positivement leur compréhension des réalités iraniennes.
Il a souligné : « Malgré les liens historiques profonds et les relations politiques étendues entre nos deux pays, la compréhension mutuelle entre les peuples iranien et chinois n’a pas encore atteint un niveau satisfaisant. L’opinion publique des deux nations manque encore de connaissances suffisantes l’une sur l’autre. À cet égard, les instituts de recherche et les think tanks peuvent jouer un rôle central dans le renforcement de cette connaissance réciproque. »
Le président du Conseil stratégique des relations extérieures a ajouté : « Nous espérons que, grâce à l’élaboration d’un plan d’action pour la mise en œuvre du Document de coopération globale – et en s’appuyant sur les positions réalistes et de principe adoptées par le gouvernement chinois concernant les sanctions de l’ONU contre l’Iran – les deux parties pourront entreprendre des mesures concrètes et efficaces afin de renforcer davantage leurs relations bilatérales. »
Dr. Kharrazi a également conseillé à la délégation chinoise de ne pas se fier uniquement aux informations et analyses diffusées par les médias occidentaux ou leurs think tanks lorsqu’il s’agit de comprendre les questions liées à l’Iran. Il les a plutôt encouragés à accorder davantage d’importance aux rapports et analyses produits par les médias et institutions de recherche iraniens.
De leur côté, les membres de la délégation chinoise ont partagé leurs impressions concernant leur visite, exprimant leur étonnement face à la cohésion nationale du peuple iranien et à son attachement à l’indépendance – particulièrement manifeste à la suite de la récente guerre de douze jours menée contre l’Iran par le régime sioniste et les États-Unis. Ils ont souligné qu’au cours de ce conflit, l’Iran avait démontré sa force, tant sur le plan politique que militaire. La délégation a également noté que plus de 80 % de l’opinion publique chinoise avait soutenu l’Iran durant cette période.
Les délégués chinois ont en outre insisté sur la nécessité de renforcer les relations Iran-Chine à travers les programmes de développement des deux pays. Ils ont affirmé qu’il est impératif d’approfondir la coopération, tant dans le cadre des BRICS que de l’Organisation de coopération de Shanghai, et ils devraient jouer ensemble un rôle plus important sur la scène internationale.


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