La puissance des missiles iraniens et la dissuasion en couches
Ahmad Bakhshayesh Ardestani, dans un entretien avec le site du Conseil stratégique des relations étrangères, a déclaré : « Au cours des trois dernières décennies, l’Iran a été confronté à des limitations dans l’utilisation d’avions de combat modernes en raison des sanctions, et c’est pour cette raison qu’il s’est concentré sur le renforcement de ses capacités en matière de missiles et de drones. » Selon cet universitaire, « les sanctions des trois dernières décennies ont conduit l’Iran à se concentrer sur les industries de missiles et de drones plutôt que sur le renforcement de sa force aérienne, ce qui lui a permis d’exercer un meilleur contrôle sur le ciel du pays grâce à des outils asymétriques. »
D’après Bakhshayesh Ardestani, « cette orientation stratégique augmente non seulement le coût pour les rivaux régionaux d’entreprendre une éventuelle action militaire contre notre pays, mais renforce également la capacité de dissuasion à long terme de l’Iran. » L’analyste des affaires internationales a précisé : « Cette dissuasion en couches comprend la capacité de mener des attaques de missiles en profondeur sur le territoire ennemi et la menace de cibler des lignes vitales, ce qui a déplacé les équations stratégiques en faveur de l’Iran. »
Ce professeur d’université a ajouté : « La combinaison des capacités de missiles et de drones permet à l’Iran de gérer simultanément plusieurs fronts et d’exercer une pression considérable sur les ennemis sans dépendre entièrement de la force aérienne. Par conséquent, ces capacités, en particulier à l’ère des drones et des missiles, permettent à l’Iran d’agir comme un acteur régional clé, même face à des pays dotés d’avions de combat avancés. »
L’impact des drones sur les dynamiques régionales
L’expert en affaires internationales a souligné la capacité de l’Iran dans le domaine des drones et a insisté : « L’ampleur considérable des opérations de drones, notamment après l’expérience de la guerre de 12 jours, a démontré que les drones peuvent modifier rapidement les équations régionales. »
Bakhshayesh Ardestani a expliqué dans ce contexte que « les drones ne réduisent pas seulement le coût des opérations, mais créent également une capacité de dissuasion asymétrique. » Il a souligné que « la capacité des drones complète celle des missiles et permet à l’Iran de contrôler l’arène aérienne et la pression opérationnelle sans dépendre des avions de combat avancés. »
Selon lui, « la capacité de l’Iran à supporter une guerre imposée ou non désirée est bien supérieure à celle des pays ayant investi uniquement dans des avions de combat complexes. Par conséquent, les drones, combinés aux missiles, permettent à l’Iran d’avoir l’avantage à la fois en matière de défense et dans l’établissement d’une dissuasion régionale, tout en augmentant le coût de la riposte de l’ennemi. »
Bakhshayesh Ardestani a également souligné : « L’une des principales raisons de l’accent mis par l’Iran sur le renforcement de ses capacités en missiles et en drones est l’optimisation des coûts. Les avions de combat de nouvelle génération sont des systèmes d’armes coûteux, tant pour l’achat initial que pour la maintenance, la formation des pilotes et les opérations de combat. » Il a ajouté : « Comparé aux avions de combat complexes, l’usage des missiles et des drones est moins onéreux et facilite le maintien d’opérations prolongées. »
L’universitaire a expliqué que « cette stratégie accroît concrètement la résilience de l’Iran dans une guerre non désirée ou imposée et lui permet de conserver sa puissance de dissuasion sans subir une pression financière excessive. » Bakhshayesh Ardestani a ajouté que « ces outils peuvent constituer un substitut relatif à une force aérienne complexe. Autrement dit, bien que nous devions progresser vers l’acquisition d’avions de combat avancés, la focalisation sur les missiles et les drones présente un avantage stratégique. »
L’expert en affaires internationales a ajouté : « Cette stratégie permet à l’Iran de créer une dissuasion dispersée et en couches sans encourir les coûts exorbitants des avions de combat avancés. »
Bakhshayesh Ardestani a souligné : « Malgré des capacités significatives dans le domaine des missiles et des drones, l’Iran présente encore des limitations dans les domaines de la défense aérienne et des avions de combat avancés. »
L’expert a expliqué que « grâce à la combinaison des missiles et des drones, l’Iran a pu gérer les menaces régionales et créer divers leviers de pression. » Ce professeur d’université a précisé que « cette dissuasion en couches permet à notre pays de répondre aux crises avec plus de flexibilité et d’équilibrer les menaces ennemies sans dépendre entièrement de la force aérienne. »
Enfin, Ahmad Bakhshayesh Ardestani a conclu que « grâce à la combinaison des capacités de missiles et de drones, l’Iran peut agir comme un acteur régional important, de telle sorte que même face à des rivaux dotés d’avions de combat avancés, il a réussi à créer une dissuasion plus durable. »
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