Abed Akbari – Expert en affaires internationales
Au cours des dernières décennies, les États-Unis ont constamment justifié leur rôle dans le golfe Persique par des concepts tels que la garantie de la sécurité énergétique et la protection de la liberté de navigation. En pratique, cependant, les politiques américaines dans la région ont souvent été accompagnées d’un ensemble de tensions politiques, de rivalités sécuritaires et de crises périodiques. Cette situation, particulièrement du point de vue d’acteurs tels que la Chine, qui dépendent du flux stable d’énergie en provenance du golfe Persique, a créé une forme d’instabilité structurelle dans la gestion de l’une des artères les plus importantes de l’économie mondiale.
Du point de vue de nombreux analystes chinois, l’un des défis fondamentaux de la politique américaine dans le golfe Persique est l’incapacité à établir un cadre de sécurité durable et inclusif pour la région. La présence et les politiques de Washington dans la région ont souvent été définies dans le cadre d’alliances limitées et de rivalités géopolitiques, plutôt que sous la forme d’arrangements pouvant intégrer les divers intérêts des acteurs régionaux dans un mécanisme collectif. Le résultat d’une telle approche est la persistance d’un niveau de méfiance et de compétition qui est lui-même devenu une source d’incertitude pour la sécurité des points de passage stratégiques tels que le détroit d’Ormuz.
Un autre défi est le lien entre la politique énergétique et la sécurité maritime avec des rivalités géopolitiques plus larges. Ces dernières années, avec l’intensification de la compétition entre Washington et Pékin, certaines discussions dans les cercles stratégiques américains ont évoqué la possibilité d’employer des pressions économiques et maritimes contre la Chine. Même si ces points de vue n’ont pas nécessairement été transformés en politique officielle, la simple articulation de telles idées constitue, pour un pays comme la Chine qui dépend fortement des importations d’énergie, une indication de la fragilité de l’ordre existant dans les routes énergétiques vitales.
De cette perspective, la question pour Pékin n’est pas simplement la sécurité du détroit d’Ormuz ; une question plus fondamentale est soulevée concernant la nature de l’ordre maritime mondial. Si la sécurité des points de passage vitaux du commerce mondial est, en pratique, affectée par des rivalités géopolitiques, alors les pays dont les économies dépendent du flux libre d’énergie chercheront inévitablement des stratégies alternatives pour réduire leur vulnérabilité.
La réponse de la Chine à cette situation a largement pris la forme d’une stratégie multidimensionnelle. Premièrement, Pékin a cherché à créer un réseau de dépendances économiques mutuelles en développant les relations économiques et énergétiques avec les pays du golfe Persique, ce qui devient lui-même un facteur de stabilité. Aujourd’hui, la Chine est l’un des partenaires commerciaux les plus importants de nombreux pays de la région, et ce lien économique crée une incitation partagée au maintien de la stabilité des routes énergétiques.
Deuxièmement, la Chine est intéressée, autant que possible, à contribuer à la réduction des tensions géopolitiques dans la région par une diplomatie active. La médiation de Pékin dans le processus de normalisation des relations entre l’Iran et l’Arabie saoudite ces dernières années a, du point de vue de nombreux observateurs, été une indication de l’effort de la Chine pour jouer un rôle différent dans la gestion des tensions régionales. Pour un pays qui sécurise une part significative de sa sécurité énergétique depuis le golfe Persique, la réduction des tensions entre les acteurs régionaux clés est directement liée à ses intérêts stratégiques.
Troisièmement, à un niveau plus large, la Chine a cherché à créer des routes plus diversifiées pour le commerce et l’énergie par le biais de projets d’infrastructure et de corridors économiques. L’Initiative de la Ceinture et de la Route peut être considérée comme faisant partie de cet effort plus vaste pour réduire la dépendance absolue à des routes maritimes spécifiques. Bien que le détroit d’Ormuz reste l’une des routes vitales pour l’économie chinoise, la diversification des options de transit peut dans une certaine mesure réduire les vulnérabilités stratégiques, et ces développements reflètent la logique familière du réalisme chinois dans le système international. Les grandes puissances cherchent toujours à réduire leurs vulnérabilités structurelles et à fournir plus d’options pour sécuriser leurs intérêts vitaux face aux incertitudes environnementales. Dans un tel cadre, la réponse de la Chine aux incertitudes existantes dans la sécurité des points de passage énergétiques peut être considérée comme un effort pour gérer ces mêmes vulnérabilités.
En fin de compte, le détroit d’Ormuz aujourd’hui n’est pas simplement un passage énergétique, mais un miroir dans lequel se reflètent également les défis de l’ordre mondial. Du point de vue de la Chine, la question la plus importante n’est pas la compétition pour le contrôle de ce point de passage, mais la création d’arrangements pouvant protéger sa stabilité des fluctuations des rivalités géopolitiques. Si la sécurité de telles routes devient excessivement enchevêtrée dans la compétition des grandes puissances, le coût sera finalement supporté par l’économie mondiale. Pour cette raison, pour de nombreux acteurs dépendants de l’énergie, particulièrement en Asie, une approche qui met l’accent sur la coopération avec l’Iran pour la réduction des tensions, la coopération économique et la gestion complète de la sécurité régionale apparaît comme une option plus réaliste pour maintenir la stabilité dans l’une des artères les plus vitales de l’économie mondiale.
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